Ouf, c’est tout un sujet… j’ose à peine en parler tellement j’y ai pensé longtemps avant de dire « Oui, on quitte pour la Californie »!

Ça aura probablement été une de mes premières inquiétudes quand on a commencé à parler du déménagement : Les enfants ne parlent pas anglais, ils ne verront plus beaucoup leur grand-parents et famille immédiate, ils vont perdre leurs repères.

Maintenant, après toute cette panique, je me suis rassurée en me disant qu’au moins, ça serait avant l’entrée à la maternelle de ma fille.

Pour notre part, la réaction de notre grande (qui avait 5 ans) a été assez pénible. Elle avait de bonnes crises et ça pouvait éclater à tout moment, dès qu’il y avait quelque chose d’inattendu. En soirée, si ça tournait mal, elle pouvait frapper dans les murs, crier, pleurer! L’heure du dodo (ou devrais-je dire les heures du dodo) s’achevait quand elle n’avait plus d’énergie. Ouf, j’en parle et j’ai encore des frissons. Certains soirs, dans les premiers mois, j’ai dit à mon chum : je veux ma maison à Beauport!!

Pour ma plus jeune, son insécurité s’est exprimée d’une seule façon : elle voulait toujours être dans mes bras. Même dans la maison, je ne sais pas si elle sentait une peur de se perdre, d’être je ne sais trop où (et avec raison probablement)

Après les premiers mois, tout est rentré dans l’ordre, les filles s’habituaient à l’endroit, approchaient un peu plus les enfants malgré qu’elles ne parlaient à personne.

Quand ma plus vieille a commencé la maternelle, elle a débourré d’un coup! Elle ne parlait pas, elle écoutait. Après avoir tenté une nouvelle approche avec l’aide de sa merveilleuse enseignante qui voulait autant que nous que notre fille parle anglais, le plan a fonctionné et elle a commencé à parler dès de ce jour-là! Un beau travail d’équipe avec ma fille, son enseignante et nous! Nous sommes fiers d’elle et depuis décembre 2012, soit quelques mois après son entrée à la maternelle, elle parlait anglais avec les amis! Elle est timide comme elle le serait en français, sans plus!

Ma plus jeune a fait quelques mois dans une garderie, à raison de quelques heures par semaine, et ça a aussi suffi à la dégourdir en anglais. Elle placote avec les amis (franglais disons) et écoute la télé en anglais.

Bref, je dirais qu’il ne faut pas s’inquiéter. Ce sont des moments difficiles, je sais que je n’aurais pas eu ce discours l’an dernier, mais ça vaut la peine de persévérer et de traverser ces mois plutôt difficiles pour réaliser plus tard que c’est un beau cadeau pour les enfants.

Selon moi, oui, ce n’est qu’une question de temps. Les enfants, tout comme nous, finissent par s’adapter. Probablement même plus vite!

Je sais que j’aurais certainement dit non à ce projet si ma fille avait été à l’école, mais je vous dirais d’y penser sérieusement si l’opportunité se présente. Maintenant que j’ai le résultat après plusieurs mois de vie à l’étranger, il y a peut-être un âge plus critique (plus vieux?), mais malgré que ma fille n’allait pas à l’école, ça été très difficile. Je ne pense pas qu’un an de plus aurait tout changé pour le pire… ça ne pouvait pas vraiment être pire si vous voulez mon avis 😉

Le bilan est très positif en bout de ligne!