En gros, notre choix pour la Californie a été assez simple.

Premièrement, je me permets de croire qu’il y a plusieurs manières d’en arriver à s’expatrier. Ou bien tu n’es pas satisfait de ce que tu vis et vise un changement, ou bien les opportunités t’amènent à prendre la décision de foncer. Nous, c’était plutôt les opportunités.

Et je tiens à spécifier que opportunités ne veut pas dire qu’on a tout cru dans le bec et qu’on dit oui ou non. Les démarches sont plutôt longues et selon moi, il y a eu un mélange de volonté à pousser les recherches, de compétences permettant de trouver un emploi à l’étranger et de chance que ces compétences nous amènent cette opportunité 🙂 C’est un peu étrange ma façon de l’expliquer, j’espère que vous me suivez bien. Je suis étourdie juste à le relire, mais au bout de la ligne, c’est une belle boucle qui nous amène ici!

Mon chum avait fait plusieurs voyages d’affaires en Californie. Il travaille dans le domaine des jeux vidéos et la Californie est remplie de compagnies de ce genre. Et tant qu’à quitter le pays, ce n’était certainement pas pour aller se geler le derrière en Alaska 🙂

C’est pourquoi l’autre point majeur dans notre décision était le soleil et la chaleur. On aimait bien rêver à la possibilité de quitter à notre retraite et passer plus de temps dans les Caraïbes.

Une fois la décision prise de quitter un peu plus tôt (quoi que moi, je vis pratiquement une retraite), on y pense plus longuement. Je ne serais pas prête à quitter le Québec et vivre au Mexique. Pour moi, ça serait une destination beaucoup trop exotique pour y vivre à l’année. En plus, y’a des coquerelles dans les Caraïbes 🙂

Le sud de la Californie offre un climat vraiment, mais vraiment intéressant. Il ne mouille pratiquement pas (quelques fois par année, en hiver). Nous avons de belles variations de température (hiver et été… non non, pas de sous zéro!), il n’y a pas d’orage, pas d’ouragan, la température est moins humide qu’au Québec, bref, c’est génial! J’ai pensé souvent aux tremblements de terre aussi, mais depuis plus d’un an, j’en ai senti deux… pire que ça, depuis que nous sommes déménagés, il y a eu de gros tremblements de terre au Québec. Et bonus, y’a pas de coquerelles ici 🙂

Pour répondre à une amie, nous n’avons jamais considéré la Floride parce que le climat n’est pas aussi intéressant qu’ici et les opportunités d’emploi auraient sans doute été plus restreintes.

On s’entend que la Californie c’est loin quand tu dois faire 6h30 de vol pour aller souper chez tes parents, mais c’est sur le même continent. Dans ma tête, ça me semble moins loin parce qu’on pourrait le faire en voiture! Aussi, le type de vie « à l’américaine » ressemble en plusieurs points au nôtre. J’ai beaucoup de difficulté à faire de gros changements dans ma vie, c’est pourquoi la destination m’amenait une certaine assurance que je ne perdais pas complètement mes repères.

Quitter mon emploi (qui n’avait pas de lien avec notre éventuel départ) m’a pris des mois de réflexion et d’angoisse. Pour un déménagement, vous vous imaginez que je m’en suis posé des questions. Alors que pour certains c’est si simple, pour d’autres ça demande plus de temps.

Voilà, je pense que ça raconte en gros le choix de notre destination!

Des questions? 😉